Réveil de mort

9 01 2011

Et si c’était que ça. J’ai simplement arrêté. Tout. Vraiment tout. Des jours sont passés et je suis resté là, sans bouger. Ça commencer malgré moi, mon corps me parle parfois. Tout tournait, tout m’étourdissait et je perdais pied chaque fois que je voulais recommencer. Là tout est arrêté. Comme si j’avais fait pause sur ma vie. Comme si je l’avais arrêté, pour une période indéterminée. Cloitré dans un coin du salon, me nourrissant que d’histoires tristes, de musique, d’histoires trop parfaites ou surfaites simplement pour me provoquer! J’ai comme l’impression que ça a un peu fonctionné. J’ai reculé devant tout, devant moi, devant ce que je ne voulais pas. J’ai regardé attentivement le temps, doucement. L’ermite que je suis devenu est bien. Dans un coin assis, il caresse les cheveux de son ami. Il dort encore, depuis près d’un an, épuiser d’avoir tant cherché, épuisé de ne pas s’être reposé avant, bien avant que vienne le temps où par manque de force il sombrerait dans un sommeil si lourd que sa tête se fracasserait sur les pierres en plein jour. La bête dort, d’un moins profond sommeil, commençant à s’activer enfin. Le soleil se lève caressé par le vent. Je suis mort, tu sais, lui dis-je dans l’oreille. Je suis mort enfin. Enfin une partie de moi, décédée comme ça, de faim, de ne pas l’avoir nourrit comme je le faisais si bien. Je ne l’ai pas fait simplement pour te redonner des forces mon ami, simplement pour que tu comprennes aussi. Je t’ai tant cherché sans même bouger, chaque jour où immobile, la vie ne me laissait plus son mobile. Vais-je vers un jour nouveau ou recommencerais-je encore une fois ce manège. Je n’en suis pas encore là, car je sais que je dois simplement doucement m’éveiller.


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